Nouvelles‎ > ‎La Glisse‎ > ‎

Sommaire du Mémoire Le Refuge Global

publié le 8 déc. 2008 à 16:27 par Admin Admin
Le texte suivant est extrait du Mémoire déposé dans le cadre de la révision du plan directeur du Parc de la Gatineau, pour les conseils d’administration du Relais Plein-Air du parc de la Gatineau (RPAPG) et de la Keskinada Loppet (Gatineau 55 inc.)

La région de la capitale nationale se doit de prendre la place qui lui revient sur l’échiquier du tourisme « vert » qui, loin d’être une mode passagère, est une réelle vague de fond qui conditionne les choix faits par les touristes et qui continuera de le faire sur plusieurs décennies. Ces touristes s’ajoutent aux résidents utilisateurs qui, eux aussi, sont de plus en plus nombreux.

C’est pourquoi les organismes sans but lucratif que sont la Keskinada Loppet (Gatineau55 inc.) et le Relais Plein Air du parc de la Gatineau (RPAPG) favorisent une utilisation récréative du parc de la Gatineau qui soit compatible avec le milieu naturel. En ce sens, des trois options présentées dans le cadre de la consultation publique sur le plan directeur du parc de la Gatineau, l’option C est celle que nous privilégions. Cette option est de toute évidence la solution la plus réaliste, compte tenu des ressources humaines et financières limitées qui sont disponibles. C’est aussi celle qui entraînera le moins de frictions avec les utilisateurs actuels.

Cette option serait aussi une nette progression par rapport à la situation qui prévaut depuis les deux dernières décennies, c’est-à-dire depuis que le gouvernement fédéral a drastiquement réduit les budgets du parc de la Gatineau. Aggravée par un accroissement exponentiel de l’utilisation du parc, qui se produisait pendant la même période, cette diminution des ressources humaines et financières a eu pour conséquence la détérioration du milieu naturel et des installations récréatives.

De plus, le manque de supervision des activités et l’absence quasi totale, sur le terrain, d’agents de conservation causent de nombreux problèmes aux utilisateurs aux prises avec des comportements délinquants : chiens non-tenus en laisse, présence de marcheurs et de chiens sur les sentiers de ski de fond, vélos de montagne sur des sentiers réservés à la marche, séjour sur les îles du lac ?LaPêche, etc.

La refonte du plan directeur nous semble aussi le moment tout indiqué pour doter le parc de la Gatineau d’un statut juridique permanent. Ce statut devrait miser sur la conservation du milieu naturel afin de préserver la qualité des expériences récréatives. Il devrait de plus assurer l’intégrité territoriale du parc de la Gatineau afin de contrer le morcellement qui sévit au sud du territoire. Les terrains adjacents au parc de la Gatineau devraient également faire l’objet d’utilisations judicieuses, puisqu’ils constituent la première barrière de protection du parc.

À l’heure où les organismes de l’Outaouais (SDÉO, Tourisme Outaouais, CRDO, URLSO, Ville de Gatineau, CLD-Gatineau) et les gouvernements du Québec et du Canada se concertent pour appuyer les organismes et les bénévoles qui maintiennent à bout de bras des activités, notamment la Keskinada Loppet, et qui mettent de l’avant des projets novateurs, tel le Relais plein air du parc de la Gatineau, la Commission de la capitale nationale se doit d’assumer ses responsabilités et emboîter le pas.

Nous sommes les sentinelles du parc de la Gatineau.

                           Alain d’Entremont
RPAPG
Comments